André Guégan

André Guégan

Né en 1941 dans le Trégor. Études abrégées sans le moindre diplôme s’emploie à 15 ans dans l’atelier de son père menuisier. Lis, écris, dessine peint. 1963 entre dans la presse retour d’un séjour OutreMed. À partir de1965 à Paris, fréquente un peu tout ce qui dessine, peint, sculpte, grave. Amitiés fertiles avec les poètes et peintres. Refait pour son compte le chemin de l’art. 1980, paraît dans l’anthologie des poètes de Bretagne de Le Quintrec. Participe au sauvetage de la “Cité fleurie”, à la “Défense des vitraux de France” suite à la restauration agressive de “L’arbre de Jessé” de la cathédrale de Chartres. S’oppose avec succès à l’occultation partielle des vitraux du choeur de la cathédrale de Saint-Malo (280 m2 réalisés par Le Moal), ce qui contribuera à son rapprochement avec le peintre rencontré très peu avant à la prestigieuse galerie de France de l’époque… 1978 réalise des “multiples”, des gouaches pliées plissées… huiles, aquarelles consacrées aux alliances chromatiques des éléments. Réalise ses premiers “Amers”, structures-sculptures marines en bois polychromes. Portraits et nus très libres sans modèle. Expose en marge des circuits marchands.1985, s’installe sur un bateau au port Solferino, à l’aplomb de ce qui sera le musée d’Orsay. En 2006/07 peint “Littorale”, ronde de 56 mètres en 112 pièces jamais montrée. Poursuit les séries “dé-figurées” de paysages mentaux : “alliages versatiles”. Nus et portraits – constantes de travail comme les arbres, le vent, la mer. 2011, écris “Sous le soleil des tyrans”, premières pages du drame syrien qui deviendront “Syria, le bal des macchabs” (publié en 2012 aux éd. Nanga suivies des “Encres de miséricorde” et de “Héroïde à l’Assadin”. Remet peu à peu au jour sa friche poétique dont sera extrait début 2014 un modeste avant-goût des “Abîmes célestes” avec “Vents d’estran”. Puis “Coaltars” 120 pages de poèmes illustrées de 22 de ses peintures… que suivront “Ponant”, “Basses mers”… Remise sur le métier des poèmes bordiers où s’affrontent et s’allient la mer, l’amour et la mort… Accumule depuis 1980 les notes sur l’art (“Dialogue avec l’ombre”). Obtient un atelier rue de La Huchette à Paris durant les seize ans de vie de bateau sur le “Ladyscope” où défilent amis et artistes et dans l’étrave duquel il se ménage un mur à peindre. Dans les années 2000 migre sur les flancs de Montmartre… Puis, quitté Paris peu propice aux infortunés, se retire aux Andelys ville qui lui rend hommage en 2013 dans une rétrospective de “50 ans d’art libre”. Occupe aujourd’hui un atelier à Quimper sur la rive gauche de l’Odet au Pont Firmin.